Blog de photographies : l'envol
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jeudi 20 mars 2014
dimanche 25 août 2013
vendredi 12 avril 2013
Clairières bleues de François Dureux vous attend
Nouveau blog uniquement poétique avec des textes personnels et aussi des textes d'autres poètes,
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samedi 24 novembre 2012
mercredi 14 novembre 2012
Passage et relais
Chers amis connus, ou inconnus,
Depuis près de deux ans je tiens ce blog régulièrement. La lassitude s'installant, j'ai décidé de l'arrêter. Il vous appartient maintenant. Allez visiter les archives, partagez les textes , les musiques, les images. En bref, utilisez le à votre guise !
Nous ne sommes que de passage ! J'ai essayé d'y mettre le meilleur de moi-même, avec en vue cette terre promise si bien peinte par ce merveilleux tableau de Patinir. Là aussi est un passage qui ne tient qu'à nous. Mais un fleuve est à franchir !
Depuis près de deux ans je tiens ce blog régulièrement. La lassitude s'installant, j'ai décidé de l'arrêter. Il vous appartient maintenant. Allez visiter les archives, partagez les textes , les musiques, les images. En bref, utilisez le à votre guise !
Nous ne sommes que de passage ! J'ai essayé d'y mettre le meilleur de moi-même, avec en vue cette terre promise si bien peinte par ce merveilleux tableau de Patinir. Là aussi est un passage qui ne tient qu'à nous. Mais un fleuve est à franchir !
mardi 13 novembre 2012
Se perd-t-on pour toujours ?
Si tout ce qui vit
revient à sa source,
comment ce retour
sera possible
pour l'oiseau
privé d'ailes,
l'arbre sans racines
l'homme sans mémoire,
la terre sans lumière ?
Se perd-t-on pour toujours ?
tableau de Marc Lavalle
revient à sa source,
comment ce retour
sera possible
pour l'oiseau
privé d'ailes,
l'arbre sans racines
l'homme sans mémoire,
la terre sans lumière ?
Se perd-t-on pour toujours ?
tableau de Marc Lavalle
Denis Marquet - Besoin d’amour ?
Nous manquons d’amour. Quand nous explorons notre histoire, nous pouvons découvrir les causes de ce manque dans l’insuffisance à aimer des êtres qui se sont occupés de nous enfant.
Nous n’avons pas assez reçu, pas assez de soins, de toucher juste, de parole aimante, d’accueil et d’attention... Mais le point de vue psy (psychanalyse, psychothérapie, psychologie) ne va pas au fond du problème. Car si l’on y regarde de plus près, qui ne manque pas d’amour ? Même ayant eu les parents les plus attentifs, même avec les meilleurs amis du monde et le conjoint le plus amoureux, notre besoin d’amour peut-il être comblé ? On peut se le faire croire : il suffit de déplacer le manque sur autre chose (je n’ai pas assez d’argent, de considération, de pouvoir...) ou de s’anesthésier suffisamment pour ne plus éprouver la morsure de l’insatisfaction (par le travail, le divertissement, la rêverie, la consommation, etc.).
On peut aussi le faire croire aux autres en jouant la comédie valorisante de l’autosuffisance. Mais en toute honnêteté, qui peut se dire étranger à la carence affective ? L’être humain est l’animal qui manque d’amour.
Quelle peut être la raison de cet étrange phénomène ? Risquons une hypothèse : c’est que notre besoin d’amour est infini. Ce qui signifie que seul peut nous combler un amour infini. Voilà pourquoi nous sommes perpétuellement insatisfaits : car personne au monde ne peut nous gratifier d’un tel amour. Nous le mendions autour de nous, projetant sur autrui notre impossible aspiration et lui en voulant de ne pas nous apporter la plénitude. Mais soyons réaliste : ni père ni mère, ni amant ni amante, ni enfant ni ami ne combleront jamais notre aspiration à être aimé.
Faut-il pour autant désespérer ? Non ! Car si nous sommes travaillé par la nostalgie d’un amour infini, c’est que nous le portons en nous. Au plus intime de nous-même réside cet amour sans limite. Si nous cessons de le chercher où il n’est pas, dans ce monde extérieur où nous ne savons que projeter nos manques, alors nous le découvrirons. Non pas en espérant le recevoir de nous-même comme auparavant nous l’attendions des autres, mais en le prodiguant. Car l’amour est don. On ne l’éprouve donc qu’en le donnant.
La méthode en est simple : offrir ce que je souhaite recevoir. Je désire un geste de tendresse ? Je donne un geste de tendresse. Je veux que l’on m’écoute ? Je donne de l’écoute. J’ai besoin d’amour ? Je donne de l’amour. Alors, l’amour me traverse et je suis comblé. Car, au plus intime de moi, j’en ai découvert la source infinie.
Car manquer d’amour, c’est manquer d’aimer. Comme le dit encore Tariq Demens : « On ne manque jamais que de ne pas donner ce dont on croit manquer».
Petite mère, Leny Escudero
Y a des jours comme ça
J'voudrais que tout s'arrête
Et reposer ma tête
Dans le creux de ton bras.
Et là je voudrais tant
Oublier ma détresse
Sous l'infinie tendresse
Que m'apportait ta voix
Y a des jours comme ça
Lorsque ma tête roule
J'voudrais que tout s'écroule
Parc'que tu n'es pas là.
Dis-moi, Petite mère
Où est-il le chemin
Pour aller à naguère
Moi, je n'sais plus très bien
Dis-moi, Petite mère
Où est le vieux tilleul
Qui lorsque j'étais seul
Me croyant un poète
M'a entendu criant
Aux diables à la ronde
Je referais le monde
Lorsque je serais grand.
Maintenant tu sais
J'ai perdu l'insouciance
Au temps de mon enfance
Toi, tu me consolais,
Y a des jours comme ça
Ah! Dieu, que je regrette
Le temps perdu peut-être
Je ne comprenais pas,
Lorsque sur mon front lourd
Ta main venait si tendre
Comme pour y répandre
Ton coeur chargé d'amour.
Dis-moi, Petite mère
Où est-il le chemin
Pour aller à naguère
Moi, je n'sais plus très bien
Dis-moi, Petite mère
Où est le vieux tilleul
Qui lorsque j'étais seul
Me croyant un poète
M'a entendu criant
Aux diables à la ronde
Je referais le monde
Lorsque je serais grand.
Et maintenant tu vois
J'ai tant cogné ma tête
Aux murs de la planète
Je pleure d'être grand.
C'est donc cela le monde
Extrait de
“October” de Mary Oliver, New and Selected Poems, Boston, Beacon
Press, 1992, p. 62
Parfois, quand
l’été tire à sa fin, je ne veux rien toucher, ni
les fleurs, ni
les mûres dont
regorgent les
fourrés ; je ne veux pas boire
à l’étang ;
nommer les oiseaux ni les arbres ;
ni murmurer
mon propre nom.
Un
matin
le renard est
descendu de la colline, splendide et confiant,
il ne m’a pas
vue – et je me suis dit :
C’est donc
cela le monde.
Je ne suis pas
dedans.
C’est
beau.
lundi 12 novembre 2012
Quand donc
... Quand donc, quand donc, quand donc y en aura-t-il assez de la plainte et de la parole ? N’y eut-il pas des maîtres
experts dans l’art de lier les mots humains ? Pourquoi donc les nouvelles tentatives ?
Est-ce donc, est-ce donc, est-ce donc que du livre
les hommes ne sont pas là comme d’une cloche qui ne cesse de sonner ?
Et lorsqu’entre deux livres le ciel silencieux t’apparaît : jubile ! – ou aussi bien un coin de simple terre dans le soir...
Plus que les orages, plus que les mers, ils ont
lancé des cris, les humains... Quelles surcharges de silence
doivent habiter le cosmos pour que le chant du grillon
nous soit demeuré audible, à nous, hommes vociférants, et pour que les étoiles
nous semblent silencieuses, dans cet éther que nous invectivons !
Mais c’est à nous qu’ils ont parlé, les très lointains, les anciens, les très anciens pères !
Et nous : écoutons-les enfin ! Nous, les premiers à les écouter.
.
Rainer Maria Rilke, Chant éloigné, Poèmes et fragments, édition bilingue, traduit de l’allemand par Jean-Yves Masson, Verdier, 1990, p. 26-27, et Verdier / poche, 2007.
Retrouvailles
C’est comme un pont,
Une passerelle
Entre deux mains
Qui ne se sont
Jamais rejointes,
C’est une épaule
Où se blottir enfin
Après le refus
Qui ne comprenait
Même pas son refus !
C’est un havre, un port,
Où l’on respire,
Conscient de respirer
Conscient de vivre,
C’est un berceau
A la lumière
Où l’on est bien,
Où le baiser
Que l’on attend
Remplira le ciel
D’étoiles à l’infini !
dimanche 11 novembre 2012
Sois tranquille, cela viendra !
Sois tranquille, cela viendra ! Tu te rapproches,
tu brûles ! Car le mot qui sera à la fin
du poème, plus que le premier sera proche
de ta mort, qui ne s'arrête pas en chemin.
Ne crois pas qu'elle aille s'endormir sous des branches
ou reprendre souffle pendant que tu écris.
Même quand tu bois à la bouche qui étanche
la pire soif, la douce bouche avec ses cris
doux, même quand tu serres avec force le noeud
de vos quatre bras pour être bien immobiles
dans la brûlante obscurité de vos cheveux,
elle vient, Dieu sait par quels détours, vers vous deux,
de très loin ou déjà tout près, mais sois tranquille,
elle vient : d'un à l'autre mot tu es plus vieux.
Testament blanc
Son testament sera blanc !
Ecrivez-y votre désir
d'océan, de montagne
ou d'enfant innocent !
Il s'absentera du temps
avec quelques rêves
pour baluchon !
Il y a milles manières
de célébrer le Mystère,
il a chanté pour cela !
Encore quelques
milliers de notes,
et il sera l'oiseau
sans chagrin
échappé du filet !
Ecrivez-y votre désir
d'océan, de montagne
ou d'enfant innocent !
Il s'absentera du temps
avec quelques rêves
pour baluchon !
Il y a milles manières
de célébrer le Mystère,
il a chanté pour cela !
Encore quelques
milliers de notes,
et il sera l'oiseau
sans chagrin
échappé du filet !
samedi 10 novembre 2012
Barbara de Prévert, chanté par Montand
- Barbara -
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abimé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abimé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.
Jacques Prévert
Tu mens !
Tourment,
tu mens !
Si calme
est le fond
de la mer !
Ne te tourmente
donc pas tant !
Coquille de noix
est ta vie !
Elle peut disparaître
englouti
par l'Océan
puisque déjà
tu as plongé !
Peinture de Louis Garneray
tu mens !
Si calme
est le fond
de la mer !
Ne te tourmente
donc pas tant !
Coquille de noix
est ta vie !
Elle peut disparaître
englouti
par l'Océan
puisque déjà
tu as plongé !
Peinture de Louis Garneray
vendredi 9 novembre 2012
Prévert
Il lit une poésie
de Jacques Prévert
aux enfants émerveillés !
Les mots percent la toile
de la nécessité !
Derrière commence
le seul pays nécessaire,
celui de l'âme qui danse !
de Jacques Prévert
aux enfants émerveillés !
Les mots percent la toile
de la nécessité !
Derrière commence
le seul pays nécessaire,
celui de l'âme qui danse !
"Aller vers les autres m'a sauvée !"
Lytta Basset, théologienne, écrivaine, accompagnatrice. Ses livres s’arrachent et ses conférences affichent complet. Elle y parle d’une force divine qui lie l’humanité: le souffle d’amour.
Vos livres ne cessent de cerner des émotions qui nous touchent tous, telle la colère. Où trouvez-vous vos thématiques?
Elles sont ce que je vis, simplement. Tout ce que j’écris provient de questions personnelles auxquelles je me suis confrontée. Je ne peux pas écrire sur ce que je n’ai pas expérimenté.Vous avez traversé des drames dans votre vie, tel le suicide de votre fils Samuel, en 2001. Que peut-on construire sur cette souffrance?
La souffrance nous met devant un choix: vais-je me replier définitivement sur moi et décider qu’il n’y a rien à attendre? Beaucoup de personnes mettent effectivement leur fierté à dire qu’elles n’ont jamais besoin de personne. Il existe l’autre option: j’ai l’impression de me trouver dans un bourbier mais je reste ouverte.Qu’avez-vous fait quand votre fils est mort?
Aller vers les autres m’a sauvée. Je ne sais s’ils pouvaient comprendre ce que je vivais, en particulier ceux qui n’avaient jamais perdu un enfant ou n’en avaient pas. Mais j’y allais quand même.Et alors?
Cela faisait si mal que je devais absolument parler à des êtres humains, même si j’ignorais comment ils allaient réagir. Si on calcule tout et qu’on exige une réponse adéquate, il ne se passe rien. Dans mon passé plus lointain aussi, ce que j’ai vécu a été si insupportable que je me demande encore comment j’ai survécu. Il a pourtant dû y avoir une petite ouverture par où ce souffle d’amour est passé…Vous dites que la blessure de la séparation ne saigne plus…
Oui, elle est tout à fait fermée, même si je sais où est la cicatrice. En mai, cela fera dix ans que Samuel n’est plus là. Peu à peu, je l’ai laissé partir. C’est toujours l’apprentissage de l’amour: laisser l’autre être lui-même. Lui laisser le droit de vivre son chemin comme il l’entend. L’aimer dans cette distance qui est un respect de son territoire à lui. Pour moi, Samuel est juste de l’autre côté du voile. Il nous laisse vivre ce que nous avons à vivre sur cette terre. Sa proximité est aujourd’hui plus grande du fait que j’ai consenti profondément à le laisser partir. Je ne fais pas dépendre mon bonheur de sa présence physique. Aimer sans dévorer, comme le titre de mon dernier livre.L’amour, la force du lien. C’est ce qui parcourt ce livre. Vous appelez cela «le souffle». Quel est-il?
Le fil rouge de ce livre, c’est lui, cet échange d’amour auquel on aspire mais qu’on ne peut créer de toutes pièces. Ce souffle d’amour ne peut être emprisonné. Sans cesse, il bouge et nous fait bouger. Même si l’on vit une relation forte, par exemple des décennies d’amour en couple, ce n’est pas dans la poche une fois pour toutes. On ne peut jamais dire: j’ai réussi mon couple. Je préfère dire: je m’expose chaque jour à ce souffle d’amour, qui n’est pas juste un courant d’air.Comment s’exposer à ce souffle?
Je fais beaucoup d’accompagnements, depuis des années. Ce qui me frappe dans tant de problèmes relationnels, c’est à quel point les gens se ferment et disent que cela ne changera jamais, que l’autre ne changera pas. C’est vraiment le déni du souffle, croire que rien ne peut bouger. Quand vous fermez vos portes et vos fenêtres, difficile que l’air passe. Si vous vous exposez, il peut arriver des choses surprenantes.Vous l’expliquez comment?
Quand on a été écorché dans une relation affective, on décide souvent de ne plus s’investir: on ne m’y reprendra plus.D’où vient-il?
Il vient d’ailleurs. Je suis de spiritualité chrétienne, mais d’autres pourraient parler du même souffle en appartenant à une autre religion, ou à aucune. Beaucoup de personnes athées ou agnostiques m’assurent qu’elles font des expériences similaires. Ce souffle n’est pas réservé aux chrétiens. Jésus lui-même dit qu’un jour viendra où les vrais adorateurs n’iront pas au temple à Jérusalem mais adoreront «dans un souffle et dans la vérité». N’importe quel être humain peut être traversé: c’est un souffle universel. Personne ne le crée et il peut te prendre à tout moment.Pourquoi écrivez-vous?
Au début, je n’avais pas imaginé que j’allais publier. J’ai écrit ma thèse de doctorat dans un style aussi accessible que possible. J’ai été très étonnée de l’écho. Il y avait une telle demande, une telle reconnaissance. Je reçois énormément de lettres: des personnes me disent que tel ou tel livre les a sauvées. C’est le souffle d’amour qui fait cela: à travers mon expérience intime, la vie se transmet. Je sens aujourd’hui que je n’ai pas le droit de garder cela pour moi.
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