-1-
Le vent court sur les arbres,
les jeunes feuilles encore baignées
du rêve de la sève
se mettent à frissonner.
A ses oreilles, il entend
beaucoup plus que le vent
ou la vague des moteurs
dans la rue,
c'est le chant silencieux
qui vient vers celui
qui ouvre son regard
-2-
Il y a là
tout l'apaisement,
tout l'accueil
d'une prairie
de montagne,
toute l'absence de mots
trop sonores,
tout l'appel à
une lumière simple,
quand la caresse
passe des choses aux êtres,
et que les yeux fermés
le lieu du repos
est honoré !
vendredi 6 mai 2011
jeudi 5 mai 2011
Un point, un seul
où revenir toujours
vie chaude, immédiate,
le temps est l'appel
à quitter l'oubli,
l'espace est la liberté
de l'errance,
Ici les arbres
tremblent sans impatience,
entre les maisons
la blancheur d'un nuage
est foudroyante,
Sous les branches
tortueuses du chêne,
des gouttes de lumière !
où revenir toujours
vie chaude, immédiate,
le temps est l'appel
à quitter l'oubli,
l'espace est la liberté
de l'errance,
Ici les arbres
tremblent sans impatience,
entre les maisons
la blancheur d'un nuage
est foudroyante,
Sous les branches
tortueuses du chêne,
des gouttes de lumière !
mercredi 4 mai 2011
Laisser être
-1-
Cela chante
comme si ouvrir les mains
laissait le monde
à sa lumière,
non-saisissement,
même un livre
qu'il ne connaissait pas !
-2-
Souterrain flux d'étoiles
qui dansent
et rejoignent l'aube
il est une clairière
dans sa chambre,
un arbre qui
ne connait pas le temps,
ou la rivière
qui choisit sa robe,
amoureuse du ciel.
-3-
Laisser être
ce qui a à être,
la vague passe la barrière,
les lèvres se rejoignent,
et les yeux se ferment
quand une porte
s'ouvre seule,
et qu'un visage
est un bouton de rose
dans la blancheur d'un berceau !
-4-
Rien de trop
aux confins de la nuit,
là où il n'ya plus
à répondre
à ceux qui cherchent
le gîte d'une prison.
main pour
Cela chante
dans le dépassement
comme si ouvrir les mains
laissait le monde
à sa lumière,
non-saisissement,
toute chose
trouve sa caresse,même un livre
sur une étagère
a une patiencequ'il ne connaissait pas !
-2-
Souterrain flux d'étoiles
qui dansent
et rejoignent l'aube
et la forêt rose
en prière,il est une clairière
dans sa chambre,
un arbre qui
ne connait pas le temps,
ou la rivière
qui choisit sa robe,
amoureuse du ciel.
-3-
Laisser être
ce qui a à être,
la vague passe la barrière,
les lèvres se rejoignent,
et les yeux se ferment
quand une porte
s'ouvre seule,
et qu'un visage
est un bouton de rose
dans la blancheur d'un berceau !
-4-
Rien de trop
aux confins de la nuit,
là où il n'ya plus
à répondre
à ceux qui cherchent
le gîte d'une prison.
Ce qui parle
est uniquement
une autre main,
voix pour
une autre voix
qui tente de percer
les murailles !
mardi 3 mai 2011
Prendre le temps
http://www.musicme.com/#/Rajan-&-Sajan-Mishra/albums/Swar-Shikhar---The-Taj-Heritage-Series:-Live-In-Mumbai-September-26-2001-0094634499057.html
Ils chantent avec leur coeur ! et rien ne les presse !
Ils chantent avec leur coeur ! et rien ne les presse !
lundi 2 mai 2011
Fugitif
Au soir,
passage
d'un oiseau noir,
noix au bec,
en un instant
larges ailes
dans l'espace
cristallin,
puis plus rien,
le ciel,
uniquement le ciel
passage
d'un oiseau noir,
noix au bec,
en un instant
larges ailes
dans l'espace
cristallin,
puis plus rien,
le ciel,
uniquement le ciel
dimanche 1 mai 2011
la chambre
-1-
Chambre au papier lépreux
vibre encore
de la présence
de celui qui y dormait,
vieilles ceintures
près du radiateur,
chaussures alignés
sous la fenêtre
et au mur des cadres,
une photo de sous-bois,
et une autre, portrait
d'une enfant très pâle
aux lèvres pinçées.
Il écrit dans le lit.
Le vent ne frappe pas
aux fenêtres.
Il écrit la montée du silence
que ne brise pas la mouche
prisonnière de la lumière de la lampe.
-2-
la pendule surmontée
d'une vierge
n'a plus qu'une
seule aiguille.
Eclairés par le soleil
des grains de poussière
se posent lentement
sur le sol.
les trois tiroirs
de la commode
sont tout écaillés.
Ici les voix du monde
n'ont plus d'importance.
Les milliers d'histoires
prisonnières de la rumeur
de la ville s'éloignent.
Que reste-t-il
dans ce silence ?
une porte qui se ferme,
des pas sur le vieux plancher
et la nuit seule !
Chambre au papier lépreux
vibre encore
de la présence
de celui qui y dormait,
vieilles ceintures
près du radiateur,
chaussures alignés
sous la fenêtre
et au mur des cadres,
une photo de sous-bois,
et une autre, portrait
d'une enfant très pâle
aux lèvres pinçées.
Il écrit dans le lit.
Le vent ne frappe pas
aux fenêtres.
Il écrit la montée du silence
que ne brise pas la mouche
prisonnière de la lumière de la lampe.
-2-
la pendule surmontée
d'une vierge
n'a plus qu'une
seule aiguille.
Eclairés par le soleil
des grains de poussière
se posent lentement
sur le sol.
les trois tiroirs
de la commode
sont tout écaillés.
Ici les voix du monde
n'ont plus d'importance.
Les milliers d'histoires
prisonnières de la rumeur
de la ville s'éloignent.
Que reste-t-il
dans ce silence ?
une porte qui se ferme,
des pas sur le vieux plancher
et la nuit seule !
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