Pendant que les bourses s'effondrent,
le soleil à l'aube
garde son silence.
Sans qu'on lui demande
il s'extirpe de l'horizon
troue les nuages abandonnés,
ruiselle sur les feuilles mortes
qui reprennent couleurs,
pendant que les merles
aux plumes fripées de sommeil
se remettent à siffler !
Les affaires des hommes
sont-elles si importants
alors que les étoiles
immuables, là-haut
restent gardiennes du mystère ?
mardi 4 octobre 2011
lundi 3 octobre 2011
Tétu
Ce poème n'est pas assez.
Ce poème voudrait
et n'arrive à rien.
Ce poème ne change rien.
Et celui qui l'écrit
assis sur une chaise
depuis des heures
cherche un chemin
pour son cri,
ce cri à l'intérieur
qui cherchent des mots
comme d'autres
cherchent du pain,
parce que la vie
cherche toujours
un chemin malgré la nuit,
et ce poème l'a dit !!
Ce poème voudrait
et n'arrive à rien.
Ce poème ne change rien.
Et celui qui l'écrit
assis sur une chaise
depuis des heures
cherche un chemin
pour son cri,
ce cri à l'intérieur
qui cherchent des mots
comme d'autres
cherchent du pain,
parce que la vie
cherche toujours
un chemin malgré la nuit,
et ce poème l'a dit !!
Chaque hôte
L'être humain est un lieu d'accueil,
Chaque matin un nouvel arrivant.
Une joie, une déprime, une bassesse,
Une prise de conscience momentanée arrivent
Tel un visiteur inattendu.
Accueille-les, divertis-les tous
Même s'il s'agit d'une foule de regrets
Qui d'un seul coup balaye ta maison
et la vide de tous ses biens.
Chaque hôte, quel qu'il soit, traite-le avec respect,
Peut-être te prépare-t-il
À de nouveaux ravissements.
Les noires pensées, la honte, la malveillance
Rencontre-les à la porte en riant
et invite-les à entrer.
Sois reconnaissant envers celui qui arrive
Quel qu'il soit,
Car chacun est envoyé comme un guide de l'au-delà
Rûmi
Chaque matin un nouvel arrivant.
Une joie, une déprime, une bassesse,
Une prise de conscience momentanée arrivent
Tel un visiteur inattendu.
Accueille-les, divertis-les tous
Même s'il s'agit d'une foule de regrets
Qui d'un seul coup balaye ta maison
et la vide de tous ses biens.
Chaque hôte, quel qu'il soit, traite-le avec respect,
Peut-être te prépare-t-il
À de nouveaux ravissements.
Les noires pensées, la honte, la malveillance
Rencontre-les à la porte en riant
et invite-les à entrer.
Sois reconnaissant envers celui qui arrive
Quel qu'il soit,
Car chacun est envoyé comme un guide de l'au-delà
Rûmi
dimanche 2 octobre 2011
Cet autre pays
-1-
Pluie de glands dans la forêt ! Il écoute cela, assis sur une souche. Le feuillage a envahi son regard. Abolition de la distance. S'il était aveugle, il goûterait seulement la fraîcheur de l'air sous les branches.
-2-
Il essaye dans le désert de ses pensées de garder une image qui lui permette d'avancer, alors que tout l'invite à se laisser glisser dans l'absence. Image d'une colline avec un cerf-volant qui semble n'être plus retenu par son fil.
-3-
Pourquoi un tel poids là où il n'y a rien, ou simplement l'ouvert et la clarté ? Vide pénible où l'on ne retrouve plus la vie, ciel trop bleu au dessus des immeubles, foule trop dense dans les rues de la ville, qui erre, aveugle au seul trésor qui importe !
-4-
Alors il respire tout de même. Cela aussi passera ! Assis dans un fauteuil, après sa promenade, il revoit la chauve-souris tremblante et épuisée sur un mur en plein soleil dans une rue, à côté de sa maison. N'avait-elle plus la force de se cacher ? Peut-être est-il lui aussi sans forces pour rejoindre les tenèbres, mais aussi la lumière ?
-5-
Personne ne viendra, il le sait. Il le pressent de tout son être. Il a à être. Etre déjà, amoureux d'une paix où il s'est rejoint, une paix à ne plus quitter, où il ne se fait plus le centre, comme un abandon, un adieu, pour que les autres trouvent aussi leur espace, leur immensité !
-6-
Il a à vivre dans cet autre pays, plus proche que tout, mais si inconnu, tellement privé de repères familiers, comme un homme au milieu d'un fleuve qui ne cherche plus à rejoindre la rive, mais s'abandonne à la douceur des flots, qui ne dévoilent jamais le chemin qu'il reste à parcourir.
-7-
Pays où l'on entre nu, sans formes préconçues, nu avec son seul désir immense de vivre, où les larmes bordent le sentier le plus intime et précèdent toujours l'éclat de rire, pays où l'on pénètre en poudre fine, brisé jusqu'aux jointures, mort dans un cri de naissance, mais à nouveau vivant comme une fenêtre que traverse l'or de la lumière d'automne !
Pluie de glands dans la forêt ! Il écoute cela, assis sur une souche. Le feuillage a envahi son regard. Abolition de la distance. S'il était aveugle, il goûterait seulement la fraîcheur de l'air sous les branches.
-2-
Il essaye dans le désert de ses pensées de garder une image qui lui permette d'avancer, alors que tout l'invite à se laisser glisser dans l'absence. Image d'une colline avec un cerf-volant qui semble n'être plus retenu par son fil.
-3-
Pourquoi un tel poids là où il n'y a rien, ou simplement l'ouvert et la clarté ? Vide pénible où l'on ne retrouve plus la vie, ciel trop bleu au dessus des immeubles, foule trop dense dans les rues de la ville, qui erre, aveugle au seul trésor qui importe !
-4-
Alors il respire tout de même. Cela aussi passera ! Assis dans un fauteuil, après sa promenade, il revoit la chauve-souris tremblante et épuisée sur un mur en plein soleil dans une rue, à côté de sa maison. N'avait-elle plus la force de se cacher ? Peut-être est-il lui aussi sans forces pour rejoindre les tenèbres, mais aussi la lumière ?
-5-
Personne ne viendra, il le sait. Il le pressent de tout son être. Il a à être. Etre déjà, amoureux d'une paix où il s'est rejoint, une paix à ne plus quitter, où il ne se fait plus le centre, comme un abandon, un adieu, pour que les autres trouvent aussi leur espace, leur immensité !
-6-
Il a à vivre dans cet autre pays, plus proche que tout, mais si inconnu, tellement privé de repères familiers, comme un homme au milieu d'un fleuve qui ne cherche plus à rejoindre la rive, mais s'abandonne à la douceur des flots, qui ne dévoilent jamais le chemin qu'il reste à parcourir.
-7-
Pays où l'on entre nu, sans formes préconçues, nu avec son seul désir immense de vivre, où les larmes bordent le sentier le plus intime et précèdent toujours l'éclat de rire, pays où l'on pénètre en poudre fine, brisé jusqu'aux jointures, mort dans un cri de naissance, mais à nouveau vivant comme une fenêtre que traverse l'or de la lumière d'automne !
samedi 1 octobre 2011
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