mardi 20 mars 2012
Si délicate
Dans le jardin
Reste encore
Quelques cosmos
Et soucis.
Je pense
A cette fleur
Invisible
Qui comme
Les cornes
De l’escargot
Rétracte ses pétales
Quand on la touche.
Mais il suffit
D’une respiration
Ou du désir de vivre
Pour qu’elle
Se remette à grandir,
Fleur délicate,
Si méprisée
Pousse je t’en prie !
Il n’y a plus personne
A présent pour te cueillir !
lundi 19 mars 2012
La demande
-1-
Une colombe ce matin
picorait les bourgeons
fragiles du cerisier
et dans le patio
un chat roux et blanc
avançait prudemment.
Réduit à rien,
il attend comme un arbre
le retour de ses fleurs !
Il n'y a rien à changer
qu'accepter l'abandon !
-2-
De rêves en rêves brisés
il découvre une lumière
qu'il ne connaissait pas,
comme une touffe de violettes
à l'ombre d'un sous-bois,
lumière qui passe, qui vient
et donne à toute chose
une vacillante tendresse !
Il prolonge ce soir
le vol du geai
pour étendre en lui
cette paix qu'il aime !
-3-
De cet ouvert
que contemplait l'enfant
dans son berceau
au voile blanc
que reste-t-il
quand une main froide
assassine l'innocence
à l'entrée d'une école ! :
les larmes seules
où disparaître !
-4-
Le pus de la blessure
est emporté
par une rivière aveugle.
L'espace du ciel ce soir
est encore plus libre
et appelle à sortir
de l'horreur !
Clarté d'une vie retrouvée
et donnée pour rien !
Oh ! Que plus rien n'arrête
le vol du corbeau
cloué autrefois
sur la porte des granges !
-5-
Quelle distance,
quelle séparation
ont donc été inventées ?
Il est cette larme fugitive
au bord d'une paupière
ou cette voix de femme
qui par son chant
trace une issue !
Il s'ennivre
des papillons d'or
du forsythia,
tremble avec les branches
d'argent du bouleau !
-6-
Il demande pardon
pour son regard
vers la bouche d'ombre
où il n'y a rien à voir,
bouche sans mémoire
qui déchiquette
et sépare !
Rien n'est sans lumière,
même la poussière
sur sa table de travail !
-7-
Et cette demande
est naissance
à la seule réalité,
celle qu'habite
l'oiseau de l'aube
qui ce matin encore
l'a réveillé
et son chant lancinant
disait que
très-haut était
cet ici-bas !
Une colombe ce matin
picorait les bourgeons
fragiles du cerisier
et dans le patio
un chat roux et blanc
avançait prudemment.
Réduit à rien,
il attend comme un arbre
le retour de ses fleurs !
Il n'y a rien à changer
qu'accepter l'abandon !
-2-
De rêves en rêves brisés
il découvre une lumière
qu'il ne connaissait pas,
comme une touffe de violettes
à l'ombre d'un sous-bois,
lumière qui passe, qui vient
et donne à toute chose
une vacillante tendresse !
Il prolonge ce soir
le vol du geai
pour étendre en lui
cette paix qu'il aime !
-3-
De cet ouvert
que contemplait l'enfant
dans son berceau
au voile blanc
que reste-t-il
quand une main froide
assassine l'innocence
à l'entrée d'une école ! :
les larmes seules
où disparaître !
-4-
Le pus de la blessure
est emporté
par une rivière aveugle.
L'espace du ciel ce soir
est encore plus libre
et appelle à sortir
de l'horreur !
Clarté d'une vie retrouvée
et donnée pour rien !
Oh ! Que plus rien n'arrête
le vol du corbeau
cloué autrefois
sur la porte des granges !
-5-
Quelle distance,
quelle séparation
ont donc été inventées ?
Il est cette larme fugitive
au bord d'une paupière
ou cette voix de femme
qui par son chant
trace une issue !
Il s'ennivre
des papillons d'or
du forsythia,
tremble avec les branches
d'argent du bouleau !
-6-
Il demande pardon
pour son regard
vers la bouche d'ombre
où il n'y a rien à voir,
bouche sans mémoire
qui déchiquette
et sépare !
Rien n'est sans lumière,
même la poussière
sur sa table de travail !
-7-
Et cette demande
est naissance
à la seule réalité,
celle qu'habite
l'oiseau de l'aube
qui ce matin encore
l'a réveillé
et son chant lancinant
disait que
très-haut était
cet ici-bas !
Yvan Amar - Non pas aider ... servir
Dans la relation d'accompagnement :
... Il n'est pas question d'aider l'autre! C'est peut-être la notion d'aide qui est à revoir. Aider ... La première fois que j'ai utilisé ce mot avec Chandra Swami - j'avais dix neuf ans -, il m'a dit : «Pas aider, servir». C'est très différent. Servir, c'est reconnaître que l'autre est en train de grandir là où il est, et c'est le servir là où il se trouve. Et c'est nous obliger, nous, à une écoute de ce dont il a besoin, là où il est maintenant, sans jamais lui imposer ce que nous avons reconnu pour nous-mêmes. Ce qui est une preuve de générosité, de tolérance, sinon d'amour, c'est de ne pas imposer à l'autre ce qui n'est pas encore sa reconnaissance à lui.
Dans la relation de couple :
... D'autant plus que c'est un partenaire que nous avons choisi, et ce n'est pas par hasard : nous avons quelque chose à vivre avec lui, en général. Il faut lui donner le temps, l'accompagner, et vraiment voir s'il y a là justement le témoignage de ce que nous, nous appelons de l'amour, et en tout cas assumer cette relation, même si ça n'a été que par intérêt émotionnel. Car, au-delà de cet intérêt émotionnel, cet être va nous apprendre, si nous l'y autorisons, énormément de choses sur nous. Je le dis toujours : on épouse sa faille, on épouse son travail.
On met du temps à le reconnaître, certains changent plusieurs fois de partenaire avant de le reconnaître, mais c'est toujours la même faille qu'on épouse !
... Il n'est pas question d'aider l'autre! C'est peut-être la notion d'aide qui est à revoir. Aider ... La première fois que j'ai utilisé ce mot avec Chandra Swami - j'avais dix neuf ans -, il m'a dit : «Pas aider, servir». C'est très différent. Servir, c'est reconnaître que l'autre est en train de grandir là où il est, et c'est le servir là où il se trouve. Et c'est nous obliger, nous, à une écoute de ce dont il a besoin, là où il est maintenant, sans jamais lui imposer ce que nous avons reconnu pour nous-mêmes. Ce qui est une preuve de générosité, de tolérance, sinon d'amour, c'est de ne pas imposer à l'autre ce qui n'est pas encore sa reconnaissance à lui.
Dans la relation de couple :
... D'autant plus que c'est un partenaire que nous avons choisi, et ce n'est pas par hasard : nous avons quelque chose à vivre avec lui, en général. Il faut lui donner le temps, l'accompagner, et vraiment voir s'il y a là justement le témoignage de ce que nous, nous appelons de l'amour, et en tout cas assumer cette relation, même si ça n'a été que par intérêt émotionnel. Car, au-delà de cet intérêt émotionnel, cet être va nous apprendre, si nous l'y autorisons, énormément de choses sur nous. Je le dis toujours : on épouse sa faille, on épouse son travail.
On met du temps à le reconnaître, certains changent plusieurs fois de partenaire avant de le reconnaître, mais c'est toujours la même faille qu'on épouse !
dimanche 18 mars 2012
ECOUTER…
ECOUTER…
Ecouter est peut-être le plus beau cadeau
Que nous puissions faire à quelqu’un…
C’est lui dire, non pas avec des mots,
Mais avec ses yeux, son visage, son sourire
Et tout son corps : tu es important pour moi,
Tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là.
Ecouter, c’est commencer par se taire.
Ecouter, c’est accueillir l’autre avec reconnaissance
Tel qu’il se définit lui-même
Sans se substituer à lui pour dire ce qu’il doit être.
Ecouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un
Soit comme ceci ou comme cela,
C’est apprendre à découvrir les qualités
Qui lui sont spécifiques.
C’est être ouvert positivement
A toutes les idées, à tous les sujets,
A toutes les expériences, à toutes les solutions,
Sans interpréter, sans juger,
Laissant à l’autre son espace
Et le temps de trouver la voie qui est la sienne.
Etre attentif à quelqu’un qui souffre,
Ce n’est pas donner une solution
Ou une explication à sa souffrance,
C’est lui permettre de la dire et de trouver
Lui-même son propre chemin pour se libérer…
Ecouter, c’est donner à l’autre
Ce qu'on ne lui a peut-être jamais donné :
De l’attention, du temps, une présence affectueuse.
Anonyme (Recueilli par Geneviève Koevoets-Mahâjyoti)
La valse Ben Mazué
Force dans l'existence
Ceux qui sont pas passé par l'assistanceTe martèle à chaque pas
C'est tout sauf ça quand
Prends ma plume et que tu dessines
Moi je prend ton pull je pique ton bip
Si j'me sens assisté tout le temps moi par toi
par mes potes et par l'état
et si j'me sens pas assistant tout l'temps
Participant au mouvement des gens
j'en meurs j'emmerde ceux qui comptent sur eux pour gagner, ceux qui laissent jamais tomber
Moi j'ai comme un gout de pardon dans la bouche
J'me trompe plus que je ne fais mouche
j'ai pas toujours l'âme d'un guerrier certain
j'ai pas toujours aimé la guerre enfin jamais
Refrain:
Assez parlé pour le dire
J'admire les gens qui naissent un peu tombés, un peu fragiles
assez parlé pour le dire
j'admire les gens qui savent comment tomber, pas facile
Oh assez parlé pour le dire, assez
allez pose ta joue sur ma bouche
et penche toi sur ma peau, et le rouge c'est pour toi
Le rouge de ma peau vif est à flot, t'a vu
j'peux pas l'cacher
le rouge de mes songes quand j'éponge
encore un truc mal fait
quand je renonce, à long termes personne ne veut
Blasphème efface le renoncer pff
Coure et déchire
si tu craques meurs ce seras moins pire
si tu craques pleure baise va courir mais
évite leur de compatir
Ils savent que dire
et si tu stoppes et ben tant pis
Range ton vélo, tes clef d'avril
tourne le dos distance tes amis
Et si t'as perdu une fois tu sais
on est plein dans ce cas là on s'en remet
Refrain:
Oh assez parlé pour le dire
J'admire les gens qui naissent, un peu tombés, un peu fragiles
Assez parlé pour le dire, assez...
j'admire les gens qui savent comment tomber, pas facile
Oh assez parlé pour le dire assez...
Allez, pose ta joue sur ma bouche
penche toi sur ma peau et le rouge
assez parlé pour le dire
allez pose ta joue sur ma bouche
penche toi sur ma peau et le rouge est pour toi
C'est pour toi...
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