Ce qu'il t'offre
n'est rien de plus
qu'un grand ciel clair
pour que tu t'y aventures !
Ne te retourne pas,
ne t'accroche pas !
Vos ailes se frôlent
mais ne se rejoindront pas !
Sa joie profonde
est ton envol !
Regarde comme
les astres sourient
quand on s'en approche !
Regarde comme
la terre est belle
lorsqu'elle n'est plus
prisonnière !
samedi 23 juin 2012
vendredi 22 juin 2012
Venez jusqu'au bord
Venez jusqu’au bord.
Nous ne pouvons pas, nous avons peur.
Venez jusqu’au bord.
Nous ne pouvons pas, nous allons tomber.
Venez jusqu’au bord.
Et ils y sont allés.
Et il les a poussés
Et ils se sont envolés.
Guillaume Apollinaire
Camille - le berger
A l'orée de la berge et du large
Est une étrange vallée
Où languit dans le lit de la vague
Un jeune berger
Allongé dans les bleus pâturages
Il garde sans regarder
Ballotés dans les flots sous l'orage
Les moutons égarés
Si tu gardes à l'intérieur ce qui te guide à l'extérieur
Alors vu de l'intérieur tu ne changes pas
Si tu laisses à l'extérieur ce que tu guides à l'intérieur
Alors vu de l'extérieur ça ne change pas
Doux agneaux effilant leur lainage
Aux algues se sont mêlés
Et le jour où les brebis sont sages
La mer donne du lait
Si tu gardes à l'intérieur ce qui te guide à l'extérieur
Alors vu de l'intérieur tu ne changes pas
Si tu laisses à l'extérieur ce que tu guides à l'intérieur
Alors vu de l'extérieur ça ne changera pas
Ça ne changera pas
S'il est là le berger, c'est qu'à l'âge
Où l'on rejoint les cités
Il n'a su trouver fille au village
A marier
Tout là haut sous les cieux de l'alpage
Des falaises, il s'est jeté
S'il l'a fait pour les yeux de Bergale
Nul ne le saura jamais
Si tu gardes à l'intérieur ce qui te guide à l'extérieur
Alors vu de l'intérieur tu ne changes pas
Si tu laisses à l'extérieur ce que tu guides à l'intérieur
Alors vu de l'extérieur ça ne changera pas
Est une étrange vallée
Où languit dans le lit de la vague
Un jeune berger
Allongé dans les bleus pâturages
Il garde sans regarder
Ballotés dans les flots sous l'orage
Les moutons égarés
Si tu gardes à l'intérieur ce qui te guide à l'extérieur
Alors vu de l'intérieur tu ne changes pas
Si tu laisses à l'extérieur ce que tu guides à l'intérieur
Alors vu de l'extérieur ça ne change pas
Doux agneaux effilant leur lainage
Aux algues se sont mêlés
Et le jour où les brebis sont sages
La mer donne du lait
Si tu gardes à l'intérieur ce qui te guide à l'extérieur
Alors vu de l'intérieur tu ne changes pas
Si tu laisses à l'extérieur ce que tu guides à l'intérieur
Alors vu de l'extérieur ça ne changera pas
Ça ne changera pas
S'il est là le berger, c'est qu'à l'âge
Où l'on rejoint les cités
Il n'a su trouver fille au village
A marier
Tout là haut sous les cieux de l'alpage
Des falaises, il s'est jeté
S'il l'a fait pour les yeux de Bergale
Nul ne le saura jamais
Si tu gardes à l'intérieur ce qui te guide à l'extérieur
Alors vu de l'intérieur tu ne changes pas
Si tu laisses à l'extérieur ce que tu guides à l'intérieur
Alors vu de l'extérieur ça ne changera pas
Les voix du soir
On parlera encore
mais ce seront des paroles
qui tintent avec les verres
et la féérie du soir.
Tout est là, autour de la table
avec les cris de joie
au fond du jardin.
Pourquoi a-t-il eu si peur ?
Qu'il se donne donc
jusqu'en son sommeil de sable.
Le vent du rêve vient
lui desserrer les mains,
et l'acier qui l'entoure
est une vague verte
qui porte son élan.
Il commence maintenant,
avec la douceur des voix
qui s'éteignent,
le bruissement de la nuit
qui l'a amené à son chant
le plus intérieur !
jeudi 21 juin 2012
Rien n'arrive pour rien
Asad raconta son histoire. Il était une fois, au Maroc, une jeune fille dont le père était fileur. Le commerce du père devint florissant et il entreprit un voyage à travers la Méditerranée pour vendre à l'étranger le fil qu'il avait fabriqué. Il emmena sa fille avec lui et lui dit qu'elle pourrait profiter de l'occasion pour se trouver un bon mari. Une terrible tempête surgit et la barque fit naufrage. Le père mourut et la jeune fille fut jetée sur le rivage. Épuisée, affamée, à peine capable de se rappeler son passé, elle fut finalement recueillie par une famille de tisserands. Elle apprit à fabriquer de la toile et se trouva heureuse de son sort. Un jour où elle se promenait sur la plage, elle fut enlevée par des marchands d'exclaves, emmemée en Turquie et vendue sur le marché d'Istanbul. Un homme qui était venu pour acheter des esclaves aptes à l'aider à fabriquer des mâts de navire vit la malheureuse jeune fille, la prit en pitié et l'emmena chez-lui pour en faire la servante de sa femme. Des pirates avaient pillé la cargaison qu'il venait d'acquérir et il n'avait plus d'argent pour acheter d'autres esclaves. Il continua donc de fabriquer des mâts avec l'aide de sa femme et de la jeune fille. Celle-ci travailla avec tant d'ardeur et de conscience que son maître décida de l'affranchir et de la prendre comme associée, ce qui la remplit de joie.
Un beau jour, elle fut chargée d'accompagner un chargement de mâts en direction de Java. Elle s'embarqua mais, au large de la Chine, le navire fut détruit par un typhon. La jeune fille fut de nouveau rejetée par la mer sur un rivage inconnu et de nouveau se lamenta de son destin. "Pourquoi faut-il que tous ces malheurs m'arrivent à moi?" s'écria-t-elle. Il n'y eût pas de réponse. Elle traversa la plage et commença à marcher à l'aventure.
Une vieille légende chinoise racontait qu'un femme légendaire viendrait et qu'elle frabriquerait une tente pour l'empereur. Personne, en Chine, ne savait construire une tente et les générations successives s'interrogeaient sur le sens de la prédiction.
Une fois l'an, l'empereur envoyait des émissaires dans tout le pays afin qu'ils ramènent au palais les jeune femmes étrangères. Cette année-là, les émissaires trouvèrent la naufragée et la conduisirent devant l'empereur. Un interprète lui demanda si elle savait construire une tente. "Il me semble que oui", répondit-elle. Elle demanda de la corde, mais les Chinois n'en avaient pas. Se souvenant de son enfance et du métier de son père, elle demanda de la soie et en fit une corde solide. Elle demanda de la toile épaisse, mais le Chinois n'en avaient pas. Se souvenant de sa vie au milieu des tisserands, elle tissa la toile épaisse dont elle avait besoin. Elle demanda des piquets de bois, mais les Chinois n'en avaient pas, alors, se souvenant de sa vie avec le fabricant de mâts, elle confectionna des piquets de tente. Ensuite, elle essaya de se rappeler du mieux qu'elle pouvait à quoi ressemblaient les tentes qu'elle avait vues dans sa vie. Elle monta donc une tente. L'empereur admiratif, ravi que la prophétie ancienne se soit réalisée, lui offit de réaliser tous ses voeux. Elle épousa un beau prince et resta en Chine, où elle connut une longue vie heureuse, entourée de ses nombreux enfants. Elle comprit que tous les événements tragiques qu'elle avait vécus avaient un sens et qu'ils avaient finalement contribué à son bonheur.
Conte oriental rédigé par Cwyneth Cravens
Un beau jour, elle fut chargée d'accompagner un chargement de mâts en direction de Java. Elle s'embarqua mais, au large de la Chine, le navire fut détruit par un typhon. La jeune fille fut de nouveau rejetée par la mer sur un rivage inconnu et de nouveau se lamenta de son destin. "Pourquoi faut-il que tous ces malheurs m'arrivent à moi?" s'écria-t-elle. Il n'y eût pas de réponse. Elle traversa la plage et commença à marcher à l'aventure.
Une vieille légende chinoise racontait qu'un femme légendaire viendrait et qu'elle frabriquerait une tente pour l'empereur. Personne, en Chine, ne savait construire une tente et les générations successives s'interrogeaient sur le sens de la prédiction.
Une fois l'an, l'empereur envoyait des émissaires dans tout le pays afin qu'ils ramènent au palais les jeune femmes étrangères. Cette année-là, les émissaires trouvèrent la naufragée et la conduisirent devant l'empereur. Un interprète lui demanda si elle savait construire une tente. "Il me semble que oui", répondit-elle. Elle demanda de la corde, mais les Chinois n'en avaient pas. Se souvenant de son enfance et du métier de son père, elle demanda de la soie et en fit une corde solide. Elle demanda de la toile épaisse, mais le Chinois n'en avaient pas. Se souvenant de sa vie au milieu des tisserands, elle tissa la toile épaisse dont elle avait besoin. Elle demanda des piquets de bois, mais les Chinois n'en avaient pas, alors, se souvenant de sa vie avec le fabricant de mâts, elle confectionna des piquets de tente. Ensuite, elle essaya de se rappeler du mieux qu'elle pouvait à quoi ressemblaient les tentes qu'elle avait vues dans sa vie. Elle monta donc une tente. L'empereur admiratif, ravi que la prophétie ancienne se soit réalisée, lui offit de réaliser tous ses voeux. Elle épousa un beau prince et resta en Chine, où elle connut une longue vie heureuse, entourée de ses nombreux enfants. Elle comprit que tous les événements tragiques qu'elle avait vécus avaient un sens et qu'ils avaient finalement contribué à son bonheur.
Conte oriental rédigé par Cwyneth Cravens
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