Il a retrouvé son âme
usée dans un tiroir.
Elle était là vieillie,
respirait avec peine !
Il a retrouvé son âme
comme un vieux mouchoir
qu'on abandonne le soir
pour qu'il prenne la rosée.
C'était triste à voir
cette âme décolorée,
papillon trop faible
qui rêve de s'envoler !
Il va souffler dessus
pour qu'elle se réchauffe !
Peut-être qu'elle dansera
qu'elle chantera ce soir,
Et qu'elle ne reviendra jamais
dans son tiroir !
mardi 3 juillet 2012
lundi 2 juillet 2012
Il n'y aura jamais assez
Il n’y aura jamais assez
De caresses ni de doux baisers
Sur cette terre
J’aimerais ne partager que
Tendresse, joie, sérénité
Ma vie entière
Ni toi ni moi ne sommes faits
Pour la guerre
Nous sommes faits pour marcher
Résolument vers la lumière
Je ne veux plus entre toi et moi
Une quelconque intifada
Je ne veux plus te parler sabre
Je veux la grande paix sous les arbres
Il n’y aura jamais assez
De caresses ni de doux baisers
Sur cette terre
J’aimerais ne partager que
Tendresse, joie, sérénité
Ma vie entière
J’veux respirer l’air du matin
Tout frais, tout neuf qui fait du bien
Je veux remplir mes poumons d’air pur
J’veux de l’amour et pas des murs
De janvier jusqu’en décembre
Je ne veux naviguer que tendre
Je ne veux plus la moindre fusée
De longue ou de moyenne portée
Je veux un ciel bleu dégagé
Que le soleil puisse y jouer.
Il n’y aura jamais assez
De caresses ni de doux baisers
Sur cette terre
J’aimerais ne partager que
Tendresse, joie, sérénité
Ma vie entière
Ni toi ni moi ne sommes faits
Pour la guerre
Nous sommes faits pour marcher
Résolument vers la lumière
Je ne veux plus entre toi et moi
Une quelconque intifada
Je ne veux plus te parler sabre
Je veux la grande paix sous les arbres
Julos Beaucarne
Un peu plus nu
-1-
A l'abri de la pluie
pépient les moineaux.
Ciel gris en panache
quelques nuages figés !
Vert-sombres les feuillages
sans un souffle de vent
ne peuvent s'ébrouer !
Passages sonores
des pneus de voitures
sur l'asphalte mouillée !
-2-
Il ne guette plus
un rayon de soleil.
Seul compte celui
qui se lève à l'intérieur,
loin de la pieuvre
et de ses tentacules !
Seul, avec la seule lumière,
noyé en ce gouffre
sans coins et sans rebords
il n'a d'autre issue que
de veiller à ce que
cette flamme ne s'éteigne !
-3-
La pluie de plus belle
essaye de laver la colline.
On entend sa plainte,
sent son odeur de bois mouillé.
Les oiseaux se sont tus.
Des hommes s'affairent
derrière leurs fenêtres
ou meurent peut-être
sans main pour les rejoindre
sur un lit d'hôpital !
Lui garde cette lumière
qui éclaire même
sous la mer !
-4-
Les chants des oiseaux reprennent
à la faveur d'une éclaircie.
Grondement d'un camion
qui peine dans la côte !
Quelques minutes
avant la fin du temps
se sont encore écoulées !
Il est un peu plus pauvre
un peu plus nu,
n'a plus guère d'endroit
pour se cacher !
-5-
Il lui semble avoir
usé beaucoup de mots
sans jamais trouver
celui qui le comblerait !
Raclement d'une pelleteuse !
Rafale d'un marteau piqueur !
Un merle s'égosille
entre deux gouttes,
et lui, où en est-il ?
-6-
Un silence monte
et envahit tout.
La pluie enfin a cessé.
Il s'imagine mille visages
dans les rues de la ville
qui vont et viennent
perdus en leurs histoires.
Lui n'existe plus
mais n'en éprouve
aucune tristesse !
-7-
Il devient doucement
regard sans jugement,
large comme une lueur
qui se perd entre mer
et bancs de sable,
conscience qui n'a plus peur,
trouve douceur
jusqu'au coeur des choses,
délivré des murailles,
amoureux simplement !
A l'abri de la pluie
pépient les moineaux.
Ciel gris en panache
quelques nuages figés !
Vert-sombres les feuillages
sans un souffle de vent
ne peuvent s'ébrouer !
Passages sonores
des pneus de voitures
sur l'asphalte mouillée !
-2-
Il ne guette plus
un rayon de soleil.
Seul compte celui
qui se lève à l'intérieur,
loin de la pieuvre
et de ses tentacules !
Seul, avec la seule lumière,
noyé en ce gouffre
sans coins et sans rebords
il n'a d'autre issue que
de veiller à ce que
cette flamme ne s'éteigne !
-3-
La pluie de plus belle
essaye de laver la colline.
On entend sa plainte,
sent son odeur de bois mouillé.
Les oiseaux se sont tus.
Des hommes s'affairent
derrière leurs fenêtres
ou meurent peut-être
sans main pour les rejoindre
sur un lit d'hôpital !
Lui garde cette lumière
qui éclaire même
sous la mer !
-4-
Les chants des oiseaux reprennent
à la faveur d'une éclaircie.
Grondement d'un camion
qui peine dans la côte !
Quelques minutes
avant la fin du temps
se sont encore écoulées !
Il est un peu plus pauvre
un peu plus nu,
n'a plus guère d'endroit
pour se cacher !
-5-
Il lui semble avoir
usé beaucoup de mots
sans jamais trouver
celui qui le comblerait !
Raclement d'une pelleteuse !
Rafale d'un marteau piqueur !
Un merle s'égosille
entre deux gouttes,
et lui, où en est-il ?
-6-
Un silence monte
et envahit tout.
La pluie enfin a cessé.
Il s'imagine mille visages
dans les rues de la ville
qui vont et viennent
perdus en leurs histoires.
Lui n'existe plus
mais n'en éprouve
aucune tristesse !
-7-
Il devient doucement
regard sans jugement,
large comme une lueur
qui se perd entre mer
et bancs de sable,
conscience qui n'a plus peur,
trouve douceur
jusqu'au coeur des choses,
délivré des murailles,
amoureux simplement !
dimanche 1 juillet 2012
Libération
Une libération est toujours un ressenti. Quand un noeud se dénoue véritablement en nous, cela ressemble à une pieuvre qui serait collée sur une région précise du corps et qui semble tirer de l'extérieur tout en s'en défendant avec toute sa capacité ; tout craque, le noeud se vide. Plus l'enracinement est profond, plus la pieuvre étend ses tentacules dans tous les sens et plus cela se déchire sur son passage. Quand le noeud se libère, on éprouve une énorme jouissance, une respiration, un son primordial. Cette explosion purement sensorielle ne donne rien à penser (…)
(…) Laissez votre corps vibrer, parler et la danse continue… Inutile d’aller le rechercher. Si c’est présent, vivez avec. Vous n’êtes pas triste : vous sentez la tristesse. Vous n'êtes pas anxieux : vous sentez l'anxiété. Vous n'avez pas peur : vous sentez la peur. Sentir la tristesse est une caresse. Sans elle, de nombreuses musiques n'auraient pas été écrites, beaucoup de peintures n'auraient jamais été réalisées. Laissez cette tristesse vraiment être triste, vraiment respirer en vous, et quelque chose va se placer. Plus vous allez sentir la tristesse, plus la joie se révèle. Plus la larme va couler sur votre joue et plus vous allez vous sentir libéré, heureux, tranquille.
(…) Laissez votre corps vibrer, parler et la danse continue… Inutile d’aller le rechercher. Si c’est présent, vivez avec. Vous n’êtes pas triste : vous sentez la tristesse. Vous n'êtes pas anxieux : vous sentez l'anxiété. Vous n'avez pas peur : vous sentez la peur. Sentir la tristesse est une caresse. Sans elle, de nombreuses musiques n'auraient pas été écrites, beaucoup de peintures n'auraient jamais été réalisées. Laissez cette tristesse vraiment être triste, vraiment respirer en vous, et quelque chose va se placer. Plus vous allez sentir la tristesse, plus la joie se révèle. Plus la larme va couler sur votre joue et plus vous allez vous sentir libéré, heureux, tranquille.
Vous sentez l'agitation tranquillement, sereinement. C'est un calme qui peut inclure une grande effervescence du corps et du psychisme. On peut alors parler de purification.
Laissez-vous faire. Vous devez avoir une affection absolue pour cette émotion. C'est votre trésor le plus intime. Elle va vous révéler votre liberté. Vous devez la porter dans votre coeur comme quelque chose de très précieux. Petit à petit, ce trésor va se dévoiler, ce n'est pas à vous de le faire apparaître. Il va venir à son propre rythme.
Ces émotions vont s'actualiser dans notre tranquillité et nous révéler les aspects les plus profonds de notre être. L'émotion ne nous empêche pas d'être tranquille ; au contraire, c'est elle qui nous amènera à la tranquillité. C'est la tension du corps qui va permettre la prise de conscience de ce qu'est vraiment la détente. Dans cette détente, la tension apparaît et nous révèle à son tour la détente, elle nous permet de constater ce qui est libre en nous.
Eric Baret
Grâce d'être
Un lièvre me précède
sur le chemin.
Dès que je me rapproche,
il s'élance à nouveau !
je cours dans la forêt !
c'est comme s'il
me souhaitait bienvenue !
Ici, je respire !
Et si tout était simple
par cette lumière
se défroisse l'être
visage-fleur
qui devine qu'ici
tout est bon, apaisé !
Rendre grâce
n'est-ce pas partager
cette grâce d'être ?
sur le chemin.
Dès que je me rapproche,
il s'élance à nouveau !
je cours dans la forêt !
c'est comme s'il
me souhaitait bienvenue !
Ici, je respire !
Et si tout était simple
par cette lumière
se défroisse l'être
visage-fleur
qui devine qu'ici
tout est bon, apaisé !
Rendre grâce
n'est-ce pas partager
cette grâce d'être ?
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