Il choisit le jour
plutôt que l'abîme.
Un visage se construit
contre la nuit
qui défigure !
Il choisit le jour
avec en lui
cette porte
qui ne mène à rien !
Inutile de l'ouvrir !
Il choisit le jour
et accueille l'aube
comme une flèche
en plein coeur !
dimanche 18 mars 2012
Ton pays est le mien
Ton pays est le mien,
j'y suis bien.
L'enfant a toujours
des étoiles
dans les yeux.
Et le vieil homme
a gardé
toutes ses rides.
Ton pays est le mien.
Enfin, j'y respire.
Il n'y a plus
de frontières,
ni de serrures.
Toute chose
a retrouvé
sa couleur.
La suie s'est enfuie
dans l'abîme
du refus !
Ton pays est le mien.
Que j'y parcoure
maintenant
tous ses chemins !
j'y suis bien.
L'enfant a toujours
des étoiles
dans les yeux.
Et le vieil homme
a gardé
toutes ses rides.
Ton pays est le mien.
Enfin, j'y respire.
Il n'y a plus
de frontières,
ni de serrures.
Toute chose
a retrouvé
sa couleur.
La suie s'est enfuie
dans l'abîme
du refus !
Ton pays est le mien.
Que j'y parcoure
maintenant
tous ses chemins !
samedi 17 mars 2012
Une flûte lui dit
Une flûte lui dit
que rien ne finira.
D'autres chemins
sont à prendre
et seul un danseur
peut les parcourir !
Il n'ira pas
par les rues droites
de ceux qui épient
leurs voisins
dans leurs maisons
barbelées !
Il ouvrira sa porte.
On peut tout lui prendre,
ayant déjà tout donné !
Il est libre, libre
de suivre l'étoile
qui le ramène
là où il sera
pour toujours
aimé !
que rien ne finira.
D'autres chemins
sont à prendre
et seul un danseur
peut les parcourir !
Il n'ira pas
par les rues droites
de ceux qui épient
leurs voisins
dans leurs maisons
barbelées !
Il ouvrira sa porte.
On peut tout lui prendre,
ayant déjà tout donné !
Il est libre, libre
de suivre l'étoile
qui le ramène
là où il sera
pour toujours
aimé !
vendredi 16 mars 2012
les gens qui doutent - Anne Sylvestre
J'aime les gens qui doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur cœur se balancer
J'aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer
J'aime les gens qui tremblent
Que parfois ils nous semblent
Capables de juger
J'aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté
J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons
J'aime ceux qui paniquent
Ceux qui sont pas logiques
Enfin, pas "comme il faut"
Ceux qui, avec leurs chaînes
Pour pas que ça nous gêne
Font un bruit de grelot
Ceux qui n'auront pas honte
De n'être au bout du compte
Que des ratés du cœur
Pour n'avoir pas su dire :
"Délivrez-nous du pire
Et gardez le meilleur"
J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons
J'aime les gens qui n'osent
S'approprier les choses
Encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n'être
Qu'une simple fenêtre
Pour les yeux des enfants
Ceux qui sans oriflamme
Et daltoniens de l'âme
Ignorent les couleurs
Ceux qui sont assez poires
Pour que jamais l'histoire
Leur rende les honneurs
J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons
J'aime les gens qui doutent
Mais voudraient qu'on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps
Qu'on leur dise que l'âme
Fait de plus belles flammes
Que tous ces tristes culs
Et qu'on les remercie
Qu'on leur dise, on leur crie :
"Merci d'avoir vécu
Merci pour la tendresse
Et tant pis pour vos fesses
Qui ont fait ce qu'elles ont pu"
Les gens qui trop écoutent
Leur cœur se balancer
J'aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer
J'aime les gens qui tremblent
Que parfois ils nous semblent
Capables de juger
J'aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté
J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons
J'aime ceux qui paniquent
Ceux qui sont pas logiques
Enfin, pas "comme il faut"
Ceux qui, avec leurs chaînes
Pour pas que ça nous gêne
Font un bruit de grelot
Ceux qui n'auront pas honte
De n'être au bout du compte
Que des ratés du cœur
Pour n'avoir pas su dire :
"Délivrez-nous du pire
Et gardez le meilleur"
J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons
J'aime les gens qui n'osent
S'approprier les choses
Encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n'être
Qu'une simple fenêtre
Pour les yeux des enfants
Ceux qui sans oriflamme
Et daltoniens de l'âme
Ignorent les couleurs
Ceux qui sont assez poires
Pour que jamais l'histoire
Leur rende les honneurs
J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons
J'aime les gens qui doutent
Mais voudraient qu'on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps
Qu'on leur dise que l'âme
Fait de plus belles flammes
Que tous ces tristes culs
Et qu'on les remercie
Qu'on leur dise, on leur crie :
"Merci d'avoir vécu
Merci pour la tendresse
Et tant pis pour vos fesses
Qui ont fait ce qu'elles ont pu"
Là où l'on respire
Mots fraternels qu'elle approche
comme une rivière
que l'on regarde couler,
mots silencieux, nuages
que rien ne retient prisonniers,
venez lui raconter l'histoire
d'une femme qui s'endort heureuse
et rêve qu'elle retrouve
le rire de son enfance
quand elle était ivre d'air pur
dans la montagne en fleurs !
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