lundi 16 avril 2012

Kery James - En feu de détresse


Mes fautes sont lourdes car mes défauts sont graves
Je suis venu en éclaireur, pourtant mon coeur est en naufrage,
Je suis qu'un aveugle qu'ils prennent pour guide
Rien qu'un homme que le diable a pris pour cible
Mes pêchés sont nombreux
Tellement nombreux que je peux pas les dénombrer
J'peux qu'espérer que Dieu me pardonne
Qu'il m'accorde le repentir avant que ma derniere heure sonne
J'écris peut-être l'un de mes textes les plus poignants
Car à cette heure ma vie semble prendre un tournant
Les tourments font suite aux rebondissements
Comme quoi, toi comme moi, on est pas à l'abri du changement
Mais au fond ai-je vraiment changé ?
Je dois constater que pour moi même je reste un danger
Je te jure la foi c'est tout ce que j'ai
Si j'la perds, frère, j'perds tout ce que j'ai
J'ai mis ma vie en feu de détresse
Dans l'attente d'une aide qui tarde a m'venir
Je suis envahi, écrasé par mes faiblesse
Et ce au point d'ignorer ce qu'Alix Mathurin va devenir
L'avenir me paraît sombre
Le soleil brille toujours pourtant je sombre
Plus rien de certain si ce n'est la tombe
Je distingue plus mon chemin y'a trop d'ombre
J'ai fait ce que je pouvais
A défaut d'avoir accompli c'que j'voulais
Je suis étonné d''être encore debout
Et parfois envers c'que j'fais, j't'avoue, j'ai du dégoût
J'me fais peur, j'suis à plaindre
Et si j'baissais les bras j'serais à craindre
Avec ce qu'il reste de moi, je me bats
Et avant tout ce sont mes pulsions que j'combats
Avec ce qu'il reste de moi je lutte
Je m'accroche, mais malgré moi je chute
Avec ce qu'il reste de lui, jusqu'où
Alix Mathurin pourra tenir le coup


Refrain x2 :
J'ai mis ma vie (ma vie)
En feu de détresse (détresse)
J'attends une aide
Qui tarde a me v'nir (venir)
J'suis envahi (ma vie)
Par mes faiblesse (faiblesses)
Au point d'ignorer ce qu'Alix Mathurin va dev'nir (venir)


Parfois j'ai l'impression que je n'y arriverai pas
Et là je n'ai plus envie de me battre, mais de baisser les bras
Crois-moi, le combat contre le mal est sans répit,intense
Il fait mal, déchire, comme un couteau dans une plaie
J'me vide, j'me perds, mon coeur saigne
J'appelle à l'aide mais je trouve personne qui puisse
apaiser mes peines
Même pas une épaule sur laquelle je pourrais me reposer
Trop de pressions accumulées, un jour j'pourrais exploser
Trop exposé au danger, je suis au bord du gouffre
Les nerfs à vif, à cran, j'pourrais devnir ouf
Scotché a mon lit, j'ai peine a m'lever
J'me dis qu'y a 2 ans, j'aurais souhaité crever
Excusez moi mais je traverse une tempête
A bord d'un navire que je n'ai même pas l'droit de déserter
J'trouve pas de médecin qui puisse enfin guérir mes maux
Et combien comprendront mes lettres derrière ces mots
Ce texte, récit d'un homme qui a beaucoup perdu
Peut être même d'un chercheur qui s'est perdu
Pardonnez moi si je n'suis pas à la hauteur
Si j'ramène la honte plutôt que l'honneur
Pardonnez moi si j'ramène la défaite plutôt que la victoire
L'incertitude plutôt que l'envie d'croire
Moi j'ai fait c'que j'pouvais
A défaut d'avoir accompli c'que j'voulais

Refrain x2

Jean Marc Mantel - L'amour est présence


L'amour est présence. Le pouvoir de l'amour est d'être libre du besoin. Vouloir aimer appartient à la personne ; l'amour est sans vouloir. Vouloir être aimé appartient aussi à la personne. L'amour a-t-il besoin d'amour ? Lorsqu'un être est aimé, il est accepté tel qu'il est. Lorsque le monde est aimé, il est accepté tel qu'il est.

L'amour qui se réfléchit dans le mental individuel devient individualisme, égocentrisme. Lorsqu'il se réfléchit dans le mental universel, il devient universalisme, altruisme. Lorsqu'il se libère de toute réflexion, il est amour pur, unique réalité.

Fondamentalement, être est amour. Les colères, chagrins et peurs disparaissent dans la plénitude de l'être. Ils ne sont que réactions liées à l'oubli de la nature de l'être.
La haine est un oubli de la nature ultime de l'être, qui est amour. L'oubli d'une chose n'est pas l'opposé à cette chose. L'oubli de la lumière solaire du fait des nuages ne remet pas en cause sa réalité.
La détente est l'état naturel du corps. C'est la peur qui le maintient sous tension. La peur trouve sa source dans le mental. Elle naît en même temps que la pensée "moi" et disparaît avec elle.
L'amour ne connaît pas la peur car il ne connaît pas la séparation. Lorsqu'il y a amour il n'y a plus de peur. C'est à la fois extraordinaire et important ; le pouvoir de l'amour serait de faire disparaître la peur. Notre cœur sourit à la vie, et tout est simple, léger, doux. L'amour c'est aussi cette liberté.

L'amour est intelligence. Il est le connaisseur du mental, et, en cela, le transcende. La pensée n'en est que son reflet, mais le reflet n'est qu'une pâle imitation de ce qu'il reflète. La voie du cœur est ainsi suprême intelligence.

L'amour est indifférencié dans sa nature, différencié dans son expression. Sa nature est une, son expression multiple.
 
 
Déguisé, sous des apparences multiples, il ne perd jamais le fil de ce qui est, étant lui même le fil et la main qui l'a tissé.


Jean Marc Mantel

dimanche 15 avril 2012

Invitation

La Vie est un courant absolument libre qui nous emporte sans nous consulter, sans nous dire où mènera le mouvement. Nous y avançons de nuit pour ainsi dire, presque à notre insu. C'est toujours la grâce qui nous touche et nous invite de la même façon qu'elle invite quelqu'un à devenir musicien. Un violoniste de très grand talent a reçu un don musical, un appel, un attrait irrésistible, qui lui fournit en même temps la motivation, l'énergie, le goût de travailler plusieurs heures par jour, jusqu'à ce qu'il soit devenu musique. S'il est tant soit peu conscient, il saura que c'est le don qui fait l'essentiel, auquel lui ne fait que répondre. Jamais on ne devient violoniste par volontarisme : il y manque ce qui ne peut s'obtenir, le don.


Placide Gaboury



Léo Ferré. Guillaume Apollinaire. Marie

Une île t'attend

Il est arrivé le temps
de tourner la page.
La voile se déploie,
mais il n'est plus
nécessaire d'aller loin !
Dans cette chambre
il y a un océan
et ce bureau
est la porte
d'un immense désert !

Voyageur immobile,
qui t'a ouvert le chemin ?
Des fées se sont enfuies
des songes dans leurs mains !

Vagabond sans besace,
ton stylo est un bâton,
ton rêve une carte
ton coeur libéré
l'étoile qui te guide !

Tu es en ton pays,
le seul où tu respires.
Une île t'attend déjà,
un feu patiente
pour ton retour !

samedi 14 avril 2012

Fabienne Verdier


Au centre du cercle, j'ai la sensation d'être à l'endroit même du non manifesté en cours de gestation. Dans ce maelström animé, j'aspire à une dimension autre, mais je ne sais la décrire. Dans le vécu du tourbillon, ce renouvellement constant, je sens une cohésion très puissante, envoûtante même, entre l'âme, le corps et le ciel. Et cela dure quelques secondes...
 
 

Art Garfunkel