Kabir, traduit sur la version anglaise de Robert Bly, Ecstatic Poems, Boston, Beacon, 2004, p. 26-27.
J’ai dit à la créature désirante qui est en moi :
Quelle est cette rivière que tu veux traverser ?
Il n’y a pas de voyageurs sur la route fluviale, et pas de route,
Vois-tu quelqu’un marcher sur cette rive, ou se reposer ?
Il n’y absolument aucune rivière, et aucun bateau, et aucun batelier.
Il n’y a pas de corde de halage non plus, et personne pour la tirer,
Il n’y ni terre, ni ciel, ni temps, ni rive, ni gué !
Et il n’y a ni corps, ni mental !
Crois-tu qu’il existe un endroit où l’âme sera moins assoiffée ?
Dans cette grande absence tu ne trouveras rien.
Sois donc fort, et entre dans ton corps ;
Là, tu trouveras un endroit solide pour tes pieds,
Penses-y soigneusement !
Ne vas pas ailleurs !
Kabir dit : rejette toute pensée de choses imaginaires,
Et tiens-toi fermement dans ce que tu es.
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