samedi 6 octobre 2012

Kabir Bhajan par Ashwini Bhide

 
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Poème de Kabir
 
J’ai pris place dans l’harmonieux équilibre de l’Un.
J’ai bu la coupe de l’ineffable.
J’ai trouvé la clef du mystère.
J’ai atteint la racine de l’Union.
Voyageant sans chemin je suis arrivé au pays sans douleur ; très doucement la grâce du Grand Seigneur est descendue sur moi.
On chante le Dieu infini comme s’il était inaccessible ; mais, moi, dans mes méditations, sans mes yeux, je L’ai vu.
C’est bien le pays sans souffrances et personne ne connaît le chemin qui y mène.
Seul, celui qui est sur ce chemin est allé au delà de la région des douleurs.

Merveilleux est ce pays, dont aucun mérite ne peut être le prix.
C’est le sage qui le voit ; c’est le sage qui le chante.
Ceci est l’ultime parole ; mais comment exprimer sa merveilleuse saveur ? Celui qui l’a une fois savourée, celui-là sait quelle joie elle peut donner.
Kabir dit : « La connaissant, l’ignorant devient sage et le sage devient muet d’adoration silencieuse. »
L’adorateur est totalement enivré.
Sa sagesse et son détachement sont parfaits.
Il boit à la coupe des inspirations et des aspirations de l’amour.
Là tout le ciel s’emplit de sons et la musique se joue sans cordes et sans doigts.
Là le jeu de la joie et de la douleur ne cesse pas.
Kabir dit : « Si tu te plonges dans l’Océan de Vie, tu vivras dans le Pays de la Suprême Félicité. »


Quelle frénésie d’extase il y a dans chaque heure ! L’adorateur exprime et boit l’essence des heures. Il vit de la vie de Brahma.
Je dis la vérité, car j’ai accepté la vérité dans ma vie. Je suis à présent attaché à la vérité ; j’ai balayé loin de moi tous les faux clinquants.
Kabir dit : « Ainsi l’adorateur s’affranchit de toute crainte ; ainsi le quittent toutes pensées erronées sur la vie et sur la mort. »


Là le ciel s’emplit de musique.
Là il pleut du nectar.
Là les cordes de la harpe vibrent et les tambours battent.
Quelle secrète splendeur est là dans ce château du Ciel.
Là il n’est plus question du lever et du coucher du soleil.
Dans l’océan de révélations qu’est la lumière de l’amour, le jour et la nuit ne font qu’un.

Joie à jamais ; ni douleurs, ni luttes.
Là j’ai bu, remplie jusqu’au bord, la coupe de la joie, de la joie parfaite.
Là, il n’y a pas de place pour l’erreur.
Kabir dit : « Là, j’ai été témoin des jeux de l’Unique Félicité. »
J’ai connu en moi-même le jeu de l’Univers ; j’ai échappé à l’erreur de ce monde.
Le dedans et le dehors sont devenus pour moi un seul Ciel. L’infini et le fini se sont unis. Je suis ivre de la vue du Tout.
Ta lumière emplit l’Univers ; elle est la lampe d’amour qui brûle sur le plateau du savoir.
Kabir dit : « Là, aucune erreur ne peut entrer et le conflit de la vie avec la mort n’existe plus. »

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