Les roses d’automne
S’ouvrent plus doucement.
Pressentent-elles le brouillard,
Le gel ou le givre ?
On n’entend plus les merles,
Ni les hirondelles !
Le temps des fruits
Et des mouches est fini !
Une feuille tombe
De l’arbre encore vert !
Des tomates ne mûriront pas
Aura-t-il peur de l’hiver,
Ce grand hiver de l’âge
Où les os tremblent et craquent ?
S'il regarde la rivière
Et ses fumées qui jouent
Avec la lumière de l’aube,
S'il écoute la montagne
Qui chante sous le vent
Et le chant du torrent
Qui l'’appelle au silence
Pourquoi craindrait-il
De vieillir et de mourir ?

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